1er septembre, deux d’entre nous sont à Neufchâteau pour reprendre le contact avec cette partie du monde qui nous est chère; les trois autres célèbrent à Bruxelles les amis retrouvés.
25 août : Ouagadougou, restaurant Villa Sikanta– cabinet de curiosité
Salle de danse en plein air, avec orchestre « La Salsa ». Ambiance, danse et bonne bière
18 août : soirée KLM, à 10.000 mètres d’altitude ; excellent programme ciné, très bons vins (dont un vin blanc des
Pays-Bas, remarquable), et très bonne table. Excellent siège pour dormir.
11 août : nuit à Cusco, restaurant japonais ; rencontre avec trois québécois, venus ici à un congrès international d’une société humaniste anthropologique mondiale. Oxygène rare.
4 août : soirée devant un glacier (pas de glace au chocolat ici, juste un glacier en vision panoramique) en Alaska, à bord du motorhome. Soirée vidéo, avec Borat , Sicko ou Matrix revolution. Mousse au chocolat maison pour fêter ce samedi soir.
28 juillet rencontre avec Catherine et Jean et leur fiston, restaurant à la baie des Citrons à Nouméa.
21 juillet plongée de nuit sur la barrière de corail pour Ophélie et Elliot, soirée sur le bâteau de Pro Dive. Souvenir ému de Manell terminant son discours du 21 juillet voici quelques années à Neufchâteau par "vive le Roi, vive la France !". Pourquoi les télévisions n'étaient pas là ?
14 juillet Bangkok, soirée massage en plein centre ville, avant de reprendre le skytrain, puis le skyplane pour Seoul.
7 juillet, soirée « Al Gore » au club de la presse de Hanoï, suivi d’un excellent restaurant végé « le tamarin ». Nous y apprenons que pour donner une conférence à Hanoï, il faut l'autorisation du gouvernement.
30 juin, Bagan, restaurant et coucher tôt
23 juin, derniers préparatifs à Bruxelles, repas avec nos amis Lisa et Michael
Nous nous sommes mis à rêver à ce que serait une transposition d'une de nos visites à Ouaga dans la réalité bruxelloise... une ébauche :
Une famille burkinabé marche sur le boulevard Anspach. A chaque personne rencontrée, elle dit bonjour. Et la personne lui répond. Quelques mots de barvardages. D'où venez vous ? vous plaisez-vous
ici ?
Quand ils rencontrent des enfants, ils leur demandent comment cela va à l'école, ce qu'ils apprennent, à quelle heure ils commencnet, et si c'est difficile ... Les enfants veulent apprendre
quelques mots de la langue parlée dans ce pays lointain d'Afrique, et s'amusent à répéter les "bonjour" et "merci" que leur apprennent les visiteurs.
Les membres de la famille respectent les représentants de l'autorité, et chaque fois qu'ils voient un policier, ils lui font un grand signe de la main. Le policier répond toujours, et s'il est
proche d'eux, leur demande s'il peut les aider.
Quand la famille rentre dans un magasin, les questions fusent : ça sert à quoi ? ça se mange comment ? pourquoi vous faites cela ? qu'est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ? Et
chaque fois, le vendeur, la vendeuse répond, ou le patron vient voir et participe à la conversation, enchanté qu'une telle famille venue d'aussi loin s'intéresse ainsi à la vie bruxelloise. Ils
leurs demandent d'où ils viennent, ce qui est différent dans leur pays. Ils leur remettent leur adresse email, pour poursuivre cette conversation par internet plus tard ...
Quand ils croisent un artisan, ils rentrent pour s'intéresser à ce métier qu'ils ne connaissent pas chez eux, s'étonnent de la dextérité de l'individu et le félicitent. Le commerçant leur
parle de ses ancêtres qui l'ont guidé dans ce métier, de son apprentissage, de ses réussites.
Dans les galeries d'art, ils demandent d'où viennent les oeuvres, ce qu'elles représentent et explique ce à quoi cela leur fait penser, par rapport à leur vie.
C'est tout juste si le journal télévisé du soir ne rend pas compte de cette visite, en faisant remarquer que les hôtes ont parcouru seulement 400 mètres de boulevard en une journée, tant ils furent occupés par les contacts qu'ils ont faits.
Nos nuits …
45 nuits dans 14 hôtels et auberges(4 Birmans, 1 Vietnamien, un Thay, trois Australien, un neo-caledonien, un japonais, un alaskais, deux péruviens, deux bukinabés – trois pour Petra), dont un love hotel japonais - il parait que nous sommes la première famille à avoir jamais dormi dans un love hôtel au Japon
6 nuits en motorhome
5 nuits en bateau (3 Vietnam, 2 barrière corail)
5 nuits en avion, dont trois belles nuits de 10 (vers Séoul de Paris), 11 (de Tokyo à Detroit) et 12 heures (de Lima à Amsterdam) et deux courtes nuits de 5 heures (Bangkok à Séoul, Ouaga à Paris)
3 nuits sous tente (Chemin de l’Inca)
3 nuits « à la maison » (Canberra et Bruxelles)
10 heures à regarder les étoiles et les cieux nocturnes d’orage
Nos jours …
7 jours en motorhome (Hervé), dont 20 heures en route
3 jours de voitures (Australie, Nouvelle Calédonie) conduites par nous et 45 heures de taxi et voiture (Birmanie, Vietnam, Thaïlande, Pérou, Burkina) avec chauffeur
300 heures de marche, dont 30 à peiner comme des baleines sorties de l’océan (marche de l’Inca)
121 heures à 10.000 mètres d’altitude (dont 40 minutes debouts et immobiles pour les hommes !), 26 décollages et autant d’atterrissages
90 heures d’internet (seule la Birmanie y a échappé, cause de dictature bien organisée et peureuse de la société de la communication)
53 heures d’attente dans les aéroports dont deux au téléphone de l’aéroport d’Anchorage avec Skyteam Sydney, pour résoudre un problème de billet.
38 heures de négociation dans les marchés et échoppes
30 heures à faire et défaire nos bagages, et 4 grandes lessives (Hanoi – 2 -, Canberra et Lima) et une grande lessive en préparation à Bruxelles !
30 heures en bateau (Birmanie, Vietnam, Australie, Alaska)
19 heures de train (Belgique, France, Australie, Tokyo, Pérou, Pays-Bas)
10 heures dans les malls US (Alaska et Atlanta) à faire chauffer les cartes de crédit
9 heures de bus (Séoul, Pérou et Burkina pour Petra – 4 heures de plus)
1 jour entier (8 heures en fait) en avion (Nouvelle Calédonie-Tokyo, avec Air Calin, ça fait du bien)
6 heures de Kayak, dont 3 coups à l’eau pour Elliot et Ophélie, et 1 pour Nicolas
8 heures de vélo (Vietnam)
3 heures en pousse-pousse (Vietnam)
une demi-heure de motocyclette (Vietnam)
Nos températures …
40°C et plus en Birmanie et au Vietnam, -2 à -5°C à Canberra et en Alaska (la nuit il est vrai).
39,2°C pour Nicolas pour son dernier jour au Burkina.
Nos kilos …
Biologiquement …
Nous avons perdu collectivement16 kilos pendant les 20 premiers jours, regagnés en une semaine d’Australie (dont la fréquentation régulière de quelques marchands de glaces)
Nous les avons reperdu en 4 jours du chemin de l’Inca
Environ 170 repas, dont 27 faits nous même ou assimilés (merci Catherine), 20 fait par nos cuistos « embarqués »
Bagagiquement …
Nos bagages sont passés de 5 sacs et 80 kilos au départ à 11 sacs et valises et 189 kilos à notre passage à Bruxelles.
Nos sacs de cabines passant de 30 à 60 kilos.
Nous en sommes dont à ¼ de tonne de bagage lors de notre retour provisoire à Bruxelles.
Nous repartons à Ouaga légers de 75 kilos dans 5 bagages.
Nous en revenons un tout petit peu plus lourds …le bronze, c’est dense … et l’amitié, ça pèse !
Nos Kilomètres
90.000 environ; un premier 40.000 lors de notre passage à Tokyo, le second à notre arrivée à Amsterdam.
Nous cherchons une forêt à gérer activement pour compenser nos émissions. SI vous en avez une à vendre, dites le nous !
Forcément, nous allons être simplistes. Excusez-nous pour cela. Et nous serons impressionnistes
Claude Lelouche a expliqué dans une superbe émission des feux de la rampe que pour lui, le cinéma sera vraiment du cinéma quand la caméra pourra capter ce que l’œil voit, sans filtre et sans préparation, ce que l’oreille entend. Notre séjour au Burkina, l’ultime séjour, le plus au contact aussi, mériterait un film d’une durée de dix jours … Chaque seconde était d’or.
Nous sommes ici à la saison des pluies. Il pleut abondamment à certains moments. Puis il fait beau. La nature est très verte. Ouaga ressemble à une forêt, un peu comme Canberra. Chez Ernest, auberge de trois étages (Auberge Zem Batik, seule adresse que nous recommanderons pour un séjour à Ouaga tant cela vaut la peine), nous sommes un des immeubles les plus hauts. Difficile d’imaginer ce pays désertique et sec en février !
Ouaga est une ville très étalée, peuplée d’un bon million d’habitant sans doute. La ville grouille de commerces et de marchés. Les gens se déplacent principalement en vélo ou en mobylette. Parfois, on a l’impression de se retrouver à Hanoï. Les routes sont bonnes. Les policiers veillent au respect des règles aux carrefours principaux. On trouve une gamme de fruits limitée : oranges, mandarines, papayes (la saison des mangues vient de se terminer). Les légumes sont assez abondants (les seuls que nous connaissions vraiment sont les avocats, les bananes plantains, et les épinards).
Ambiance agréable, contact très aisé et très gentil. Pas de harcèlement ni d’attitude agressive. Saluts et conversations aisées.
Hors de Ouaga, aux principaux carrefours, des marchés. De la vie ! Dans la campagnes, des cultures (riz, mais, millet, sorgo, arachides, …). Principal moyen de transport des marchandises : la charrette tirée par un âne. Beaucoup d’animaux paissent ou s’engraissent, les troupeaux sont surveillés par des enfants (chèvres, moutons, vaches et zébus) Les poules, pintades et cochons complètent le cheptel.
Les femmes, quelque soit leur âge, vont au puit, transportent du bois ou vendent au marché. Les hommes travaillent. Les enfants aussi, c’est les vacances, l’occasion d’aider les parents en assurant des petites choses ou des petites rentrées.
Tous prennent le temps de parler. Comme Zem le représente si bien sur ses batiks.
Certains lieux sont considérés comme sacrés (par exemple des esprits se sont réfugiés dans certains baobabs), et il est interdit de photographier. Une part importante de la population, dont pas mal d’enfants, n’accepte les photos que contre rémunération. Il suffit qu’ils voient un appareil photo et qu’ils pensent être photographié pour qu’ils simulent une grosse colère. Drôle au début, exaspérant à la fin. Nous apprendrons par la suite que ces personnes pensent que les blancs font fortune en revendant les photos prises ici, et considèrent qu’ils ont droit à une part importante de ce gâteau …
Peu de vielles personnes. Il est vrai que l’espérance de vie est de 56 ou 57 ans ici. Les familles restent très nombreuses (6 à 8 enfants par femme), et le taux de mortalité des enfants très élevé (10%). On rencontre des mères adolescentes en rue ou dans les marchés. Presque toutes les femmes ici sont excisées malgré une loi interdisant cette pratique sauvage. Nous aurons à ce sujet une conversation intéressante avec une femme nous disant que le seul moyen d’empêcher une excision est de crier et de menacer d’appeler la police. Il semble que les femmes arrêtées pour la pratique de l’excision reçoivent une information leur expliquant pourquoi il faut y mettre fin. Celles qui ne reçoivent pas cette information – comme la femme que nous avons rencontrée – pensent que c’est nécessaire pour faciliter l’accouchement et sauver la vie du bébé de la future maman.
Les gens ont globalement l’air d’être en bonne santé, en étant très pauvres. Il est vrai que le Burkina grouille d’ONG, depuis les Peace Corps US, jusqu’aux ONG chinoises. On a failli créer un ONG, nous 5 avec Hana et Tanguy, parce qu’on se sentait un peu décalés, à juste nous promener dans le pays et parler aux gens. Puis finalement, on a décidé de rester décalés.
Quelques verbatims de conversations
« Avant, nous allions travailler un ou deux ans en Côte d’Ivoire, dans les plantations. Quand nous revenions, nous avions de quoi nous payer un vélo. Un vélo coûtait 80.000 francs (120 euros). Maintenant, avec les vélos qui viennent de l’Asie, les prix sont de 30 à 35.000 francs le vélo. Une motocyclette vaut 240.000 francs (655 francs = 1 euro). »
« On ne va plus en Côte d’Ivoire, il vaut mieux rester ici, et travailler. »
« Le raccordement à l’eau coûtait 250.000 francs. On ne pouvait pas se le payer. Maintenant, c’est 30.000 francs. Rien que les barriques d’eau me coûtaient plus de 200 francs par jour.
Avec le barrage qui a été construit avec les Danois, cela va beaucoup mieux, il n’y a plus de coupure d’eau en ville»
« Rester au village, cela sert à quoi ? Faire de l’agriculture comme ses parents ? Il vaut mieux partir à la ville. Au Burkina, les agriculteurs produisent pour vivre, on ne peut s’enrichir au village. A la ville, on peut évoluer. »
« On avait à manger vers 22 heures, une fois par jour. La maman rentrait du champ vers 17h00. Elle commençait à préparer la farine. Puis à cuire. Souvent on dormait quand le repas arrivait. On nous réveillait pour manger. Chacun gardait ses restes s’il y en avait, et pouvait les manger le matin. »
« Ici, tout le monde fait quelque chose. Si on ne fait rien, on ne peut survivre. La famille élargie fonctionne bien, et aide tous les membres de la famille à être soutenus»
« Avec une feuille de paie ou en tant que fonctionnaire, on peut avoir un crédit. Un tiers de son salaire pendant 10 mois. Soit environ 260.000 francs de crédit. Pour le reste, ce n’est possible qu’avec des garanties ».
« La famille élargie, c’est la sécurité sociale d’ici. »
Le batik avance. Lundi matin, première teinture. On retient son souffle. C’est maintenant que cela se joue !
Devant l’auberge, un jeune tailleur venu de Lomé s’installer ici, à qui l’on confie la réalisation de quelques vêtements d’inspiration africaine. Il était joueur de football en première division. Déchirure musculaire. Il doit arrêter. Il crée son atelier de confection.
Nous flânons pendant que Petra passe sa seconde journée à Sabou avec Hana et Tanguy (voir article à ce sujet).
Petit passage par une association de jeunes, consacrée à la musique. Images.
Nous ne restons pas longtemps. Nous n’avons pas le même programme de consommation qu’eux. Images quand même.
Nous terminons la journée à prendre un verre à une terrasse, et discuter « excision » avec une des serveuses. En fait, nous dit-elle, ici, toutes les femmes sont excisées. « Si on veut empêcher que cela se passe, il faut menacer les femmes qui pratiquent d’avertir la police. Celles qui vont en prison reçoivent une information sur la raison de mettre fin à cette pratique, et certaines y renoncent publiquement. »
Mardi, réveil difficile; Nicolas est malade. Il a chopé quelque chose de pas bon au restaurant hier soir (La Forêt). Petit déjeuner avec Denis de Montgolfier, qui termine ici une enquête de 5 mois sur 5 chefs d’états africains. Publication début 2008. Denis est rejoint par un professeur d’un lycée d’une ville située à 80 km de Ouaga. Il a décidé de consacrer sa vie à l’enseignement de l’environnement. Grand travail. Belle œuvre. Un homme à soutenir.
Dernière couche sur le batik, puis séchage et repassage. Petra revient après un voyage plein de péripéties. Oyez plutôt dans l’article qu’elle a écrit à ce sujet.
Nous partons à Manega avec Ernest, visiter un musée assez étonnant, créé par le premier avocat du Burkina, homme diplômé en 1973, et qui a investi une partie de sa bonne fortune et de son temps dans la mémoire africaine. Chapeau ! Ici, on évoque les rituels liés à la mort, aux sépultures, avec des pièces rares et tellement parlantes.
Belle soirée avec nos amis, au Flamboyant.
Mercredi, dernier tour en ville.
Dernière visite sur internet pour discuter du prochain site de l’auberge zem batik !
Dernière photo avec l’équipe de l’auberge d’Ernest.
Derniers bagages.
Derniers comptes.
Dernières promesses de se revoir.
Dernier enregistrement à l’aéroport (en fait, pré-enregistrement à 17heures pour un décollage à 22h45, opération faite manuellement suite à une panne informatique, vous imaginez ? cela a pris deux heures trente.).
Dernier repas à l’auberge d’Ernest.
Aéroport à vingt et une heures, après un dernier au revoir à nos amis.
Le commandant de bord nous annonce un retard de quelques minutes au départ, suite à l’arrivée tardive d’un passager qui confond un service régulier Air France, avec la disponibilité d’un avion privé. Il ira fermer la porte lui-même, et faire part de sa manière de penser au passager égotique.
Dernier vol du tour du monde.
Dernière nuit en avion à cinq. Demain l’Europe.
Nous allons pouvoir rêver (peu de temps quand même, le vol fait 5 heures !) à la planète terre et ses habitants fantastiques !
Ogling crocodiles, bandit donkeys and torrential rains were all part of the “outback” experience for Petra, Tanguy and Hana when they left for two days to Sabou about 80 km from Ouagadougou. It all started with a very African busride – a “grand car” packed to the max with several passengers left standing for the 1.5 hour ride but nonetheless happy to be on board. Just before departing, everyone bought their sandwich for the first few kilometers on the road (and ten minutes later we were effectively bombarded by women selling “karités – little green avocado-like fruits, sesame cookies and peanuts and water at the checkpoint leaving the city and all precipitated to the window to buy their stash). Then some joyous afro-reggae music was turned on and off we were.
Arrival at Sabou right on time (again bombarded by women selling small cakes and cookies) to meet a shining Karine – our host for this part of the trip. Karine had just spent three weeks creating bronze sculptures on her annual African retreat to spend time with a local NGO at the “Ecole du Seconde Chance” where children are given a chance at an education they would normally not have and young adults are formed in the arts of bronze, batik and tailoring. And we soon found out why Karine keeps coming back to this particular town – there was something very touching about this village of sacred crocodiles – and without any particular programme in mind we found ourselves living one peak experience after another!
It started with a spectacle of the last bronze sculptures being cast and the unveiling of one beautiful bronze piece after another, followed by a “riz sauce”
at the local “maki” and a tour of the Sunday market, to riding on the back of one of the local ancient crocodiles (they claim they never attack humans and can live to 140 years).
The sunset was beyond imagination – with the crocodile lake on one side and rice paddies and beautiful trees on the other, we felt like we were somewhere between Asia and Africa and certainly on
another planet.
And after a great couscous concocted from nowhere at the country “buvette”, we watched a fantastic display of lightening in the distance while listening to a Burkinabé musician/singer who was
just passing through. And as the storm approached, we found ourselves with a dozen young local adults hovering for cover for at least an hour under a porch while the most torrential rains we had
ever seen pounded the surface.
And it didn’t end there: the rain turned out to be non-stop for 13 hours and when we finally dared to venture out the next day, we discovered that half of
the village had been flooded (and that nothing, but absolutely nothing happens until the rain stops). Nonetheless, Petra and Hana were miraculously able to find some freshly baked bread and
coffee at the local “maki” and had the chance to watch the village slowly come to life (while Tanguy decided to take on the African habit of not budging during storms and had a good sleep-in).
But once the day really did start, we decided to make the most of it and went for a bicycle ride out in the country side
returned to go for a donkey ride (we cannot even tell you how these things get organised but somehow they just do) and then decided to venture the
rapids created by the floods, tempting fate as crocodiles neared (with Tanguy reassuringly making chicken noises), to see yet another spectacular sunset.
One more peaceful night in our respective “kaze”, and up early for the return to Ouagadougou for Petra and an onward journey for Tanguy and Hana. 7:30 at the bench under the tree at the main road crossing (i.e. bus stop) – for Hana and Tanguy the shared mini-bus would be ready “any minute after being cleaned” and for Petra it was assured the “grand car” would be passing at 8:30. 8:35 – the mini-bus is still “being cleaned” i.e. not enough passengers yet – and the 8:30 bus has now turned into a 10:00 most definitely. 9:00 – Hana and Tanguy finally load into the mini-bus to find themselves 230m later stopped mid-track for 20 minutes for some unknown reason. 9:15 – Petra finally decided to venture onto a mini-bus herself (as the 10:00 bus may always turn into an 11:30 bus) and happily takes a seat. 9:45 – bus makes fifth stop after someone points out the right back wheel is acting funny. Driver decides it’s nothing and moves on. 9:47 – a strange noise is coming from the right back side and the bus starts swerving across the road. Bus driver stops the bus and decides it’s serious (i.e. this bus isn’t going anywhere!) – everyone gets out of the bus and takes their positions on the side of the road and under trees as if this happens every day (i.e. this is apparently very normal!). Petra – being a “nasarra” – white woman – is invited to sit under a tree as well. 10:10 – Petra asks if they think another wheel is available. Petra is informed it is actually the axel and the bus needs to be taken care of by a mechanic. 10:20 - Petra asks if mechanics ever happen to just drive by (this is after many, many other vehicles have sped by - happily waving). Petra is informed that it is no problem – another bus has been asked to come. Petra asks when this bus might arrive and the response – oh, he hasn’t left yet – maybe 2 hours. Petra asks if it is not wiser to run down another mini-bus and see if they have space for the passengers. Good idea it seems, and miracle of miracles, a more modern mini-bus happens to pass by with 30 goats on the roof but hardly any passengers. Everyone can get on board and off to Ouaga again accompanied by some great music!
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